5 juin 1997
Explications sur les législatives.
Suite destin de Chirac
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APPLICATION DE L’ÉVÉNEMENTIALITÉ
A CHIRAC : suite
Paris, le 5 juin 1997
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AU LENDEMAIN DES LÉGISLATIVES
AVANCÉES
du 1er juin 1997 :
« Les DESTINS de CHIRAC et de la FRANCE EXPLIQUÉS
»
Aujourd’hui, 4 juin 1997,
les législatives du 1er juin ( 2ème tour ) ont ramené
brutalement la Gauche au pouvoir, la Droite, majorité présidentielle
de Chirac, ayant pris une gifle comme jamais elle n’eut
pu l’imaginer alors que Chirac lui-même avait avancé
et provoqué ces législatives. Etonnement de la Droite
et aussi de la Gauche gagnante qui n’avait pas prévu
cette échéance rapprochée et avant le 1er
tour ne s’attendait pas un tel résultat en sa faveur;
étonnement et incompréhension des nations étrangères
pour « ce coup de pistolet dans son pied par Chirac »
(Herald tribune) et pour cette versatilité (apparente)
des Français.
EXPLICATION PAR L’ÉVÉNEMENTIALITÉ
Et pourtant ! Tout s’écrivait
comme prévu par l’Événementialité
dans son parallèle analogique des Histoires de Macédoine
et de la République française; et à l’intérieur
de ce parallèle dans sa correspondance analogique entre
les phases d’Histoire d’Andriscos, le pseudo-Philippe,
et Chirac, l’héritier gaullien.
[…]
Hélas donc pour Chirac, son analogie
de Destin national avec le pseudo-Philippe continua de manière
extraordinaire jusqu’à ces dernières élections,
comme nous le résumons ci-après.
EXPOSÉ SUCCINCT DE L’ANALOGIE
à partir du 7 mai 1995 :
1ère ANALOGIE :
« Chirac, dès le début de son
septennat, en bon héritier de De Gaulle, relance les essais
nucléaires français interrompus par Mitterand avant
la fin du programme prévu.
La conséquence en est principalement un tollé
international de la part de nombre de pays étrangers qui
ne voient pas d’un bon œil un renouveau de l’arrogance
gaullienne. Cela divisa même l’Europe qui, se cherchant
des terrains d’uniformité pour naître réellement,
n’avait pas besoin de cette réorientation nucléaire
de la France. »
= analogiquement :
« Andriscos, se drapant dans
sa filiation avec Philippe V, affola les pays alentour qui virent
revenir la prédominance philippienne à leur égard.
Conséquence : ces pays se détournèrent d’Andriscos
et lui furent même hostiles. »
2ème ANALOGIE :
« Chirac mit en avant son écoute du
peuple lors de sa campagne présidentielle et insista sur
la fracture sociale qui naissait à cause des difficultés
crées par l’application de plus en plus envahissante
d’une logique économique de marché selon le
modèle américain et bientôt européen.
Il était donc attendu avec espoir dans ses actes par nombre
de Français. Or à l’automne 95, dans un discours
télévisé, Chirac changeait brutalement de
cap en annonçant aux Français que l’objectif
premier était d’atteindre les « critères
de convergence » du traité européen de Maastricht
qui permettront l’instauration de la monnaie européenne
unique. La réduction du chômage et de la fracture
sociale, devenue une conséquence de la réussite
d’atteinte de cet objectif, passait au second plan politique.
Chirac suivait là l’orientation prônée
par son Premier ministre Alain Juppé. Le désarroi
fut grand chez les Français, mais Chirac s’entêta
à conserver Juppé et sa politique de rigueur sociale.
Puis curieusement ( voir plus loin ) il avança les élections
législatives en croyant devancer le mécontentement
qu’il sentait en France, et ce fut l’échec
:
Conséquence : Chirac, tournant
le dos à ses promesses électorales, s’était
en une seule soirée télévisée décrédibilisé
auprès d’une grande partie des Français. Il
ne put se dédire de cette politique et continua avec Juppé.
Aussi, lors des législatives, les Français en majorité
refusèrent sa politique et le sanctionnèrent. Aujourd’hui,
malgré la gifle reçue, Chirac semble vouloir continuer
... »
= analogiquement :
« Les Macédoniens,
qui avaient suivi Andriscos à cause de sa filiation avec
Philippe V, apprirent assez rapidement la fausseté de celle-ci
et comprirent qu’Andriscos les avaient trompés et
avait affabulé pour prendre le pouvoir.
Conséquence : Andriscos n’était
plus crédible aux yeux d’une grande partie des Macédoniens.
Il ne put démentir sa non-filiation. Les Macédoniens
en majorité le lâchèrent. Mais Andriscos essaya
néanmoins de continuer son épopée ... »
Conclusion
Les circonstances et les actes de Chirac et d’Andriscos
sont évidemment différents. Mais l’analogie
événementielle ne se situe pas sur ce plan. Il faut
regarder l’analogie du symbolisme des actes et celle des
conséquences pour la Nation. Et sur ce plan le parallélisme
est flagrant. Il est même étonnant de voir ce parallélisme
jusque dans des durées aussi courtes que 1 ou 2 ans; la
théorie événementielle n’en impose
pas tant ! Ainsi de la même manière que l’épopée
d’Andriscos ne dura qu’un an et demi, celle de Chirac
se déroule aujourd’hui très rapidement. C’est
même comme si, en avançant les législatives,
Chirac avait couru après son court destin « événementiel
»!
Et la suite ?
Ce sont des prévisions, avec leur incertitude
plus ou moins cernée.
PRÉVISIONS
À ce stade du septennat de
Chirac et par l’analyse du pourquoi de sa déroute
aux législatives, politologues et politiques peuvent aujourd’hui
pressentir nombre de possibilités pour l’avenir,
et ce sans l’aide de l’Événementialité.
Mais l’Événementialité a néanmoins
l’énorme avantage de pouvoir connaître les
grandes tendances « obligées » que les Nations
doivent suivre, respectant ainsi la trame potentielle de leur
destin. C’est pourquoi nous allons donner nos prévisions,
quitte bien sûr à nous tromper, comme c’est
le risque dans ce genre d’exercice.
1 - L’EUROPE :
Elle ne se fera pas en tant que « Grande Nation
». Ceci est « événementiellement »
impossible. Nous le disons depuis au moins 20 ans, sans parti
pris.
- […]
2 - LE DESTIN DE CHIRAC :
Après son échec aux législatives,
bien orchestré indirectement par le Front National, Chirac
a dû être tenté de démissionné
« à la De Gaulle ». Mais le risque de déclencher
une présidentielle où la Gauche l’emporterait
aussi, et l’attrait inavoué pour la politique proposée
par Jospin font que Chirac va bien cohabiter avec Jospin. : mais
c’est un autre Chirac que nous appellerons « Chirac
II ».
Note : Jospin + Chirac II, c’est
un peu un recommencement du début du septennat de Chirac
I s’il avait pris Seguin comme Premier Ministre. «
Événementiellement » c’est le destin
Andriscos juste après son discrédit pour fausse
filiation Philippienne. Dans la logique événementielle,
le passage de Juppé n’aura servi qu’à
obliger Chirac I à changer momentanément de cap
et donc à être discrédité (comme Andriscos)
!
Après ce désaveu, événementiellement
parlant, Chirac et la suite du gaullisme qu’il représente
semblent « finis » et sortir du « parallèle
avec la Macédoine ». Mais Chirac est néanmoins
encore là, président en retrait. Alors ? Est-il
en train de préparer sa conversion personnelle en un autre
destin pour la France ? Il sera alors devenu Chirac II, un autre
Chirac qui ne représente plus la suite du gaullisme. Est-il
au contraire en sommeil pour rebondir « en gaullien »
si les événements le permettent ? C’est curieusement
l’hypothèse la plus vraisemblable si l’on raisonne
Evénementialité ; en effet le parallèle avec
Andriscos n’est pas complet :
- Andriscos s’est décrédibilisé
auprès des macédoniens ; mais sa chute fut l’œuvre
surtout de Rome à qui il s’était heurté
dans le même court laps de temps égal à 2
ans à peine..
- Chirac s’est lui aussi décrédibilisé
auprès des Français qui l’avaient élu
et dans le même laps de temps très court ; mais Chirac
ne s’est pas heurté aux USA, même par la reprise
des essais nucléaires qui n’enregistrèrent
aucune protestation officielle des USA.
Ainsi, un conflit Chirac (France) avec les USA reste en potentialité.
Et cela inclut que Chirac incarne la France donc en soit Président.
Chirac ira sûrement au bout de son mandat actuel et c’est
durant ce mandat actuel que peut avoir lieu le conflit avec les
USA, le prétexte en étant non identifiable par l’Evénementialité.
Quant au choix du futur Président, il se fera comme prévu
en 2002. Et là tout sera possible :
A - Dans le cas où le conflit avec les USA
n’aura pas encore eu lieu et ne l’aura pas laminé
politiquement, Chirac profite des circonstances pour rebondir
en gaullien et être réélu. C’est alors
que l’Evénementialité nous oblige à
placer le conflit qu’il aura avec les USA.
B - Bien que s’étant opposé aux
USA qui l’auront malmené, Chirac en bon « animal
politique », devenu Chirac II est réélu; il
n’est plus gaullien ; comme un acteur il aura endosser définitivement
un autre rôle pour la France. Lequel :?
C - Jospin se présentera et s’il est
élu, ce n’est de toutes façons évidemment
plus un rôle gaullien qu’aura la France.
D - C’est la Droite qui rassemble tous les
mécontents et passe, avec Le Pen ou un autre leader qui
aura surgi et grandi rapidement via les médias. Dans ce
cas c’est un nouveau destin qui s’ouvrira pour la
France, destin potentiellement possible par l’Evénementialité.
[…]
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